0415 Hrs, le réveille sonne , debout direction MONS à 120 km de chez nous. Nous cemmencerons la marche vers 0640 hrs, faut bien commencer tôt, il y a 50 km à faire....
Nous partons du VAUX-HALL, salle de spectable bien connue. Nouveauté, nous avons acheté un sac spécial pour le transport des chiens, en cas de coup de pompe.
Comme ces dernières semaines, nous serons épargnés par le temps qui restera sec tout au long de la journée, en route avec Kriek et Carat..

Le culte de Waudru
En 1.000 avant J.-C., à Spiennes, on travaille le bronze et la pierre. Lorsque Jules César amène ses troupes sur les terres fertiles du Hainaut, il comprend rapidement l'intérêt stratégique de cette colline à la croisée des chemins du pays des Nerviens. Les Romains bâtissent alors sur la butte montoise un camp dénommé Castri locus. Entourée de marais inondables, la colline est assez aisée à défendre.
Waudru est donc à l’origine de la future ville de Mons (d'où vient le nom de Mons ? ).
Au fil des ans, ce petit lieu de culte se mue en une puissante institution. Waudru, proclamée sainte dès sa mort (en l’an 688), est également l’objet d’un culte vivace dès le IXe siècle. Son corps, après canonisation officielle en 1039, fut alors l'objet de la vénération des Montois et des habitants de la région. A la même époque, le Comte de Hainaut se fait construire un château au sommet de la colline.
Au milieu du XIIe siècle, le Comte de Hainaut Baudouin IV fait édifier une enceinte urbaine de 1.000 mètres, véritable défense avancée du château. Pour la première fois, Mons devient une agglomération fortifiée.
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Les fortifications: un travail de 532 ans !
La construction des fortifications de Mons a commencé en 1290 pour s’achever en 1822. Pendant six siècles, les Montois occupent de manière toujours plus dense la surface de la colline jusqu’à atteindre l’étouffement au XIXe siècle : les 4.700 habitants de la fin du XIIIe siècle étaient déjà 8.900 en 1491 et plus de 20.000 en 1860 !
L’époque gothique est consacrée à la construction de la Collégiale Sainte

Voici le comité d'accueil au départ, première photo dans la nuit, pas facile d'y vooir quelque chose, il est vrai qu'on a ooublié une lampe de poche... obligés d'utiliser les GSM pour y voir quelque chose...


En 1515, Charles Quint prête serment à Mons en tant que Comte de Hainaut.
Mons "espagnole"
La ville fait ensuite l’objet de nombreuses convoitises. En 1572, elle est prise par Louis Nassau (protestant), assiégée et reprise par le duc d’Albe (au nom du roi d’Espagne, catholique).
De 1580 à 1584, Mons devient le siège du gouvernement des Pays-Bas du Sud avec Alexandre Farnèse.
Mons "française" et "hollandaise"
En réalité, Mons souffre de sa situation aux portes de la France. Elle fait les frais de la lutte que se livrent les Valois en France et les Habsbourgs en Espagne.
Après avoir déjà organisé un blocus de la ville en 1678, les Français font carrément le siège de Mons en 1691, durant trois semaines. Nombreux incendies et destructions dans la ville. Racine et D’Artagnan assistent aux dégâts. Des dégâts qui expliquent pourquoi le ville n'a conservé que très peu de bâtiments des XVIe et XVIIe siècles.
En 1701, Mons est de nouveau occupée par les Français, qui n’en démordent pas mais quittent la ville en 1709, suite à la bataille de Malpaquet, pour céder la place aux troupes hollandaises!
Mons "autrichienne"
En 1715, les Pays-Bas méridionaux passent sous le régime autrichien par les traités d’Utrecht (1713) et de Rastatt (1714). Mons devient donc autrichienne, ce qui irrite à nouveau nos voisins français. Louis XV a succédé à Louis XIV mais la tactique n’évolue guère : nouveau siège de la ville en 1746 par Louis XV. Les fortifications sont alors démantelées.
Tous ces événements font de la ville de Mons un lieu de passage international, où se croisent à cette époque quelques hôtes au nom prestigieux.

Passage au dessus du canal, une péniche passe sous nos pied alors qu'au loin on peut distinguer les cimenteries d'OBOURG.
De 1787 à 1790, les Montois participent à la révolution dite « brabançonne », contre les réformes proposées par Joseph II. Les couleurs rouge, jaune et noir du Hainaut, qui sont aussi celles du Brabant, sont adoptées par les Etats Belgique unis et, en 1830, comme drapeau national.
1792 : La bataille de Jemappes fait rage. Le 6 novembre, les armées d’une République française naissante, dirigées par le général Dumouriez, l’emportent face aux Autrichiens.
Une pierre, provenant des murs de la Bastille, démolie par les Français en 1789, est envoyée par les Républicains de Paris aux Jacobins de Mons. Cette pierre porte l'inscription suivante:
[ Anecdote: "Les Maîtres de la barrette" ]
En 1793, suite à un discours remarqué d’un certain Danton, à Mons, le rattachement du Hainaut à la République française est voté dans la Collégiale Sainte-Waudru.
En 1795, les « Neuf départements réunis » sont officiellement rattachés à la France, et Mons devient chef-lieu du département de… Jemappes.
Cette époque est également marquée par les visites à Mons de l'Empereur Napoléon, en personne.
[ Anecdote: Napoléon était-il mondain? ]
Marie de Cronval, une légende montoise (1782-1790): Sous ce titre, les Annales du Hainaut de 1838 ont fait paraître trois articles de Renier Chalon. En tous points conformes au contexte historique montois, nous n’avons pas encore pu vérifier si cette légende, digne de Racine, Shakespaere ou Stendhal, était authentique. Pour la lire, cliquez ici
Une Ville remodelée
Suite à la chute de l'Empire français (1814), le roi Guillaume des Pays-Bas opte pour un plan de défense prévoyant trois lignes de forteresse. Mons en est la première!
La démolition des vestiges des fortifications antérieures fait place au projet de la nouvelle fortification de la Ville, établi par le capitaine ingénieur hollandais Van de Polder. Commencés en 1817, les fortifications sont pratiquement achevées en 1822. Par ailleurs, on construit dans la Ville la caserne d'infanterie Guillaume (Major Sabbe), aujourd'hui Carré des Arts. On construit aussi la caserne de cavalerie Léopold, démolie lors de la Seconde Guerre mondiale.
Mons est une citadelle! Fonctionnaires, juristes, militaires, petits commerçants, religieux peuplent la cité. Le grand négoce et la haute industrie ont déserté la Ville, de même que la noblesse, qui s'installe à la campagne.


Nous venons de longer les bâtiments du SHAPE à CASTEAU puis nous nous engageons dans ce bois.

Surpenant de constater la présence de ces vignes sur ce coteau...


Entrée à THIEUSIE (SOIGNIES)



En route pour la boucle de THIEUSIES, environ 7km...




Passage à côté de ces belles chutes avant cette montée, assez raide, dans les bois.


Un peut ded réconfort pour cette petite Carat, courageuse, elle refuse de rester dans son sac, nous serons obliger de le fermer pour qu'elle y reste quelque km...

La ville de MONS est déjà en vue, suite de son historique :
En s’opposant farouchement à la garnison hollandaise en 1830, les Montois participent pleinement aux « journées de septembre », qui mèneront à l’indépendance du pays. 7 février 1831: promulgation de la Constitution belge. La Belgique devient une monarchie parlementaire, avec séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
Opération "portes ouvertes"
La convention des forteresses du 14 décembre 1831 décide le démantèlement partiel des places fortes belges (puisque la Belgique existe maintenant!). Mais ce n'est que le 8 mai 1861 que le Roi Léopold Ier autorisera la démolition des fortifications de Mons, Charleroi et Namur. En 1864, les démolitions sont pratiquement achevées. Deux voies parallèles cernant la Ville sont créées. Ce sont les futurs boulevards ( Voir ce que Charles Plisnier a écrit sur ces boulevards ). Des avenues tracées vers l'extérieur donnent à la Ville la possibilité de s'étendre "hors de ses murs". Mons s'ouvre au monde...
En 1870, une partie de la Trouille est détournée hors de la ville et son cours est canalisé hors des boulevards. Parallèlement, les travaux d'urbanisation du quartier de la gare débutent. C'est aussi le long des boulevards que s'installent des bâtiments et équipements publics: la prison, l'hôpital civil, l'école normale, la nouvelle gare... On construit également la Machine à Eau (aujourd'hui un haut lieu culturel), qui permettra d'alimenter les habitants en eau potable.
1er avril 1873: l'axe de chemin de fer de Mons vers Quiévrain et la France, via Dour et Elouges, est ouvert.
Comme l'industrie est exclue sur le territoire de la ville, qui doit conserver son caractère administratif, judiciaire et commercial, Mons a pu entrer dans le XXe siècle avec un patrimoine ancien plus ou moins bien conservé.
Petite histoire: Paul Verlaine à Mons
Le 8 août 1873, après un procès que l'on dit mémorable, Paul Verlaine est accusé de coups et blessures volontaires. Il a notamment tiré deux coups de révolver sur son amant Arthur Rimbaud alors qu'il était saoul (Rimbaud ne sera que blessé au poignet). Il se trouve sanctionné de la plus forte peine réclamée pour cette inculpation: deux ans de prison.
Après un passage à la prison des Petits Carmes à Bruxelles, Paul Verlaine est transféré à Mons, où la cellule n°2 devient son seul cadre vital, du 25 octobre 1873 au 16 janvier 1875. Durant cette période, le détenu n° 264 va composer des vers admirables, parmi les plus vibrants de sa riche production. En savoir plus...
1914 : bataille de Mons
Les 23 et 24 août 1914, la bataille de Mons oppose Britanniques ( légende des anges protecteurs ) et Allemands. Ces derniers avaient envahi la Belgique depuis le 4 août. Supérieurs en nombre, la cause semblait perdue. Pourtant, les Anglais, avec courage et sang-froid, retardèrent la percée ennemie, permettant ainsi à la défense de s’organiser… et aux Français de se ressaisir pour préparer leur victoire de la Marne. La Bataille de Mons a fait perdre 5.000 hommes aux Allemands et 1.500 aux Britanniques (dont 763 tués).
Tués un… 11 novembre 1918
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C’est juste avant l’Armistice, soit les 10 et 11 novembre 1918, que la Ville de Mons est libérée par les troupes du Commonwealth britannique, après quatre ans d’occupation allemande. Le brancardier William Fraser était le dernier survivant canadien des premiers libérateurs de Mons (le 10 novembre 1918). Il a été nommé citoyen d'honneur de la Ville de Mons par le Conseil communal (à l'unanimité de ses membres!), le 3 mars 1998. William Fraser est décédé le 29 janvier 1999 à l'age de 101 ans. C'est dans la proximité immédiate de Mons, à Ville-sur-Haine, que fut tué le dernier soldat canadien de la grande guerre, le 11 novembre 1918 à 10h58, soit seulement deux minutes avant la signature de l'Armistice. Ce soldat, le Private George Price, tué à l'âge de 25 ans, repose maintenant au cimetière militaire de Saint-Symphorien. C'est aussi à Saint-Symphorien que repose le dernier soldat britannique tué lors de cette guerre… le 11 novembre 1918. Il s'agit du soldat G.E. Ellison, du "5th Lancers". |

Passage à côté de cet arbre majestueux...

De retour vers la WAUX HALL et passage dans ce parc.
Mons aujourd'hui :
Boulevards et autoroutes de l’information
Les boulevards actuels ont vu le jour en 1973.
Le 1er janvier 1977, l’entité de Mons est le résultat de la fusion des dix-huit communes environnantes. Création du «piétonnier» dans le centre-ville en 1981, un axe commercial où les nombreuses enseignes attirent aujourd'hui beaucoup de visiteurs.
Point d’orgue d’une rénovation urbaine du centre-ville citée partout en exemple, la Grand’Place a été repavée en 1995 et a retrouvé son aspect d’antan.
1999 : Mons fait son entrée sur le réseau des réseaux, empruntant ainsi à son tour les autoroutes de l’information, en comptant bien y faire bonne figure.
2001: La Ville met en ligne la deuxième version de son site Internet, plus riche, plus dynamique, plus interactive.
2006: Troisième génération du site Internet de la Ville, encore plus fourni et surtout plus convivial, offrant aussi de nouveaux services interactifs

De retour à la salle, le retour gu guerrier... et les maitres qui étanchent leurs soifs...


En compagnie d'autres amis marcheurs

Carat fait l'unanimité dans la salle, la soirée se terminera dans un restaurant en compagnie d'amis, les photos étant floues....

Le déplacement fut long, mais nous ne sommes pas déçus mis à part la propreté des lieux. Sur le parcours beaucoup de détritus jonchaient les bas-côtés, que les gens sont malpropres...
Mis à part cela très beau parcours dans les villages voisins de MONS et bonne ambiance à la salle...
Sources : http://www.mons.be/









